Sam 20 mars 18h00 Sacrifice des Anges - par l’Atelier théâtre La Balme de Sillingy
Salle G. Daviet
Sam 20 mars 20h30 Confidences trop intimes - par la Compagnie Les Didascalies
Espace 2000
Dim 21 mars 14h00 Wanted Petula - Par l’Atelier Ados «d’Oscar» Rumilly
Salle G.Daviet
Dim 21 mars 17h00 On n’aura pas vu passer l’été - Par l’Atelier théâtre des jeunes de Doussard
Salle G.Daviet
Lun 22 mars 20h30 Au pied de cochon - Par la Compagnie Le Troup’ho
Espace 2000
Mar 23 mars 20h30 Théâtrogrammes - Par la Compagnie Le P’tit Troupeau
Espace 2000
Mer 24 mars 20h30 Anna Magnani, le temps d’une messe - Par la Compagnie Delcalcomanie
Espace 2000
Jeu 25 mars 20h30 Direction Critorium - Par la Compagnie Ascaly
Espace 2000
Ven 26 mars 20h30 Potins d’enfer - Par la Compagnie Caf’The
Espace 2000
Sam 27 mars 20h30 On purge bébé. Feu la mère de Madame - Par la Compagnie Accro’Planches
Espace 2000
Dim 28 mars 20h30 Voyage sans retour - Par la Compagnie Tapage Nocturne
Ed et Anna - Par la compagnie Al Fonce
Espace 2000

 

Samedi 20 mars - 18h - Salle G.Daviet

«Sacrifice des Anges» - Atelier théâtre La Balme de Sillingy

Le pitch :
Onze jeunes gens participent à la finale d’un jeu télévisé dans une ancienne usine de charcuterie . Le vainqueur sera conduit « en sacrifice » dans l’antre du monstre, la staraque…

Le mordant de la pièce :
Il n’est pas aisé d’ouvrir le rideau, des printemps des Arts Scéniques « Lé padoué mé bon » l’ont fait. Avouons-le, en allant voir cette pièce, on se dit : c’est une première partie il faut bien un début à ce 8ème printemps des Arts Scéniques mais l’ambiance jeune, nous fait vite découvrir de véritables jeunes talents. Les vrais liens d’amitié qui les unissent ne gâchent rien à l’atmosphère victorieuse du jeu télévisé en cours. Et même s’il n’en restera qu’un, tous sont prêts à jouer le jeu et au final que gagner à être le vainqueur ? Seul le seigneur peut répondre à toutes ces questions qui inquiètent les adolescents d’aujourd’hui …de demain …et d’hier.

Les points forts :
Les chants créés par les acteurs rajoutent un plus à cette pièce et apportent une vraie récompense au public.

En conclusion :
Si d’aventure certains n’ont pu assister à cette représentation « lé padoué mé bon » se reproduisent le 29 mai à Faverges précipitez vous!

Valérie Morlet.

 

Samedi 20 mars - 20h30 - Espace 2000

«Confidences trop intimes» - la Compagnie Les Didascalies

Le pitch :

Anna Delambre, jeune femme mal dans sa peau, se décide à entamer une psychanalyse. Elle appelle le bon numéro, mais le jour du rendez-vous, frappe à la mauvaise porte, celle du conseiller fiscal William Faber. Sans laisser à ce dernier le temps de réagir, elle commence à lui confier ses déboires conjugaux Mal à l’aise, mais aussi troublé, William n’a pas le courage de dévoiler à Anna ce quiproquo. Qu’à cela ne tienne, les séances de psychanalyse leur donnent l’occasion de se dévoiler l’un à l’autre.

Le mordant de la pièce :

Pas facile de parler d’une pièce dont le sujet est intime voir profondément secret, mais le public oublie très vite sa pudeur grâce au jeu d’acteur d’Anna et William. Il est conduit immédiatement au sujet de leur cœur voir même au cœur du sujet.
William n’a pas l’énergie nécessaire pour freiner Anna qui est en train de démarrer sa psychothérapie avec un conseiller fiscal croyant le faire avec un professionnel de santé. Elle est tellement chagrinée par sa vie conjugale que rien ne l’arrête. De ce mensonge naîtra un quiproquo qui entraînera le public vers des scènes de psychanalyse particulières. Même l’intervention d’autres personnes ne dénouera pas cette situation dérangeante qui montre que même une rage dedans… de dents peut avoir une explication bouleversante.

Les points forts :

On est tout de suite dans le vif du sujet.

Les points faibles :

Même si l’ambiance était prévue avec cigarettes, peut-on en l’an 2010 faire des scènes sans ?
Il est dommage que les coupures entre les scénettes traînent en longueur.

En conclusion :
L’auteur sait ménager les effets et les ressorts comiques de la pièce, les didascalies ne peuvent qu’occuper la scène 1h30 sans faille.

Valérie Morlet.

 

Dimanche 21 mars - 14h - Salle G.Daviet

«Wanted Petula» - l’Atelier Ados «d’Oscar» Rumilly

Le pitch :

Bouli Miro a atteint ses douze ans. La famille ,elle, s’est recomposée. Mama Binocla a délaissé un certain Sigmund pour partager sa vie avec un drôle de lanceur de javelot et Daddi a épousé une ancienne actrice qui faisait vampire au cinéma .A l’occasion d’un déjeuner de famille ; Bouli Miro propulsé dans les airs- on ne vous révèlera pas les modalités de l’expédition- part à la recherche de Petula. Tandis que la famille tente de le repérer au télescope, il entreprend un voyage sidéral et sidérant au cours duquel, de planète en planète et à dos de puce savante grande lectrice de Duras, il fait de drôles de rencontres, des inattendues comme celle de Neil Armstrong le premier homme qui a marché sur la lune, d’autres plus plausibles, comme celle du fameux Petit Prince, sauf que, celui_çi est made in Taiwan, la mondialisation n’a pas de limites, l’amour de Bouli non plus qui retrouve Petula qui faisait la grève des humains et finalement explique « la vie, c’est des victoires et des chances, et entre les victoires et les chances ; des petits accidents. Ouais et même des plus grands, des qui te cassent. Mais je regarde Bouli, son ventre est toute la terre ; alors ça va ».

Les points forts ,les points faibles :
Le spectacle est rodé, trop peut être, même si tout est bon dans le canard, le sucre de canne posé pour adoucir la pièce ne suffit pas.
Même si l’imagination du départ mérite d’être soulignée, on a du mal à se laisser emporter par ce voyage. Le chemin pour devenir une vedette est encore long et un bon lavage à la machine à laver permettrait de remanier tout ça.

En conclusion :
Pour apprécier la pièce, il faut se réjouir de la présence de jeunes talents qui ne demandent qu’à se perfectionner.

Valérie Morlet.

 

Dimanche 21 mars - 17h - Salle G.Daviet

«On n’aura pas vu passer l’été» - l’Atelier théâtre des jeunes de Doussard

Le pitch :

Dans la vie, il y a des hommes, des femmes, des enfants, des grands-mères. Dans la vie il y a ceux qui lisent, et ceux qui écrivent. Chaque jour, chaque instant ;une page blanche et tous pour inventer. Dans la vie, il y a un livre de mots, un livre d’images et des oreilles pour écouter. Dans la vie, il y a de la tendresse et de la violence, des consonnes et des voyelles, des corps qui dansent, des chœurs qui racontent. Dans la vie, il y a des fils de couleurs qui modifient le regard que l’on porte sur le monde, des larmes, des sourires à coudre, des cœurs à prendre. Rapsodie de la vie, patchwork des saisons,
Prenons le fil et voyons où cela nous mène, nous prend, nous emporte. Un voyage… de la vie… un album à feuilleter.

Les points forts ,les points faibles :
On est averti dès le départ : c’est une longue pièce jouée par des adolescents puis, le livre s’ouvre et là on n’a pas envie qu’il se referme. De page en page on se laisse conquérir par tous ces personnages tous plus attachant les uns que les autres, tous les thèmes sont abordés avec simplicité et conviction, les costumes sont d’une extrême justesse, on passe d’une culture à une autre, d’une boite à couture à un mariage, en passant par le cirque avec la détermination d’une rivière qui va à la mer. La tendresse des personnages nous émeut, et on réalise qu’il n’y a pas d’âge pour commencer le théâtre.

En conclusion :
Cette troupe a un bel avenir devant elle et si d’aventure vous croisez son chemin… arrêtez vous c’est un pur bonheur!

Valérie Morlet.

 

Lundi 22 mars - 20h30 - Espace 2000

«Au pied de cochon» - la Compagnie Le Troup’ho

Le pitch :

L’inspectrice d’un fameux guide gastronomique disparaît mystérieusement dans le restaurant qu’elle était venue inspecter… Qui aurait pu bénéficier de sa disparition ? Le patron tire-au-flanc ou la patronne ambitieuse, la serveuse maladroite, une des clients régulières, la coiffeuse excitée, la fleuriste rustre ? A moins que ça ne soit … Venez découvrir l’énigme de cette comédie « g’astronomique »

Le mordant de la pièce :
Il n’est pas aisé pour une critique comme moi de faire la critique d’une pièce où justement on sait que les personnages n’hésitent pas à faire disparaître la critique. Mais qu’a cela ne tienne …courage !!! Donc tous les personnages sont excellents, bons acteurs … c’est bien, vous en avez assez ?…
L’énigme reste entière jusqu’à la fin, on ne sait qui suspecter! Même une fois toutes les lumières allumées on ne parvient pas à confondre le coupable. Par contre on se rend compte du professionnalisme des acteurs qui s’adaptent à toutes les situations. Le cadavre est plus vrai que nature et la coiffeuse tient son rôle à merveille. En bref des personnages complètement différents les uns des autres qui sont drôles à souhait.

En conclusion :
Dommage pour les contre-temps durant la pièce mais cela a eu le mérite de montrer une équipe dynamique et professionnelle.

Valérie Morlet.

 

Mardi 23 mars - 20h30 - Espace 2000

«Théâtrogrammes» - la Compagnie Le P’tit Troupeau

Le pitch :

Venez vous divertir devant une vingtaine de pièces courtes qui mettent en scène avec malice et fantaisie l’univers du théâtre. Jeux de langage et jeux de scène s’effacent parfois pour laisser la place à des êtres pudiques, poignants ou fantasques.

Le mordant de la pièce :

12 acteurs se relaient pour nous faire découvrir une série de scénettes flambant neuf voir flambant dix. L’imaginaire du spectateur est mis à contribution pour le plus grand plaisir du public quel que soit son âge. Il n’est pas facile de conquérir la petite enfance et l’adulte dans un même spectacle. Le p’tit troupeau l’a fait en proposant des thèmes pas toujours faciles à aborder, mais les mots sont comme les hommes : grands, petits ou drôles. Donc comme dans la vie chacun y trouve son bonheur.

En conclusion :
Une pièce à aller voir en inter génération.

Valérie Morlet.

 

Mercredi 24 mars - 20h30 - Espace 2000

«Anna Magnani, le temps d’une messe» - la Compagnie Delcalcomanie

Le pitch :

Deux comédiennes sur scène et une actrice à l’écran. Théâtre et cinéma pour commencer une vie de femme, celle de Anna Magnani, la Nanarella. Le théâtre et le cinéma réunis pour la « Mama Roma » , l’égérie de Rossellini, Fellini, Pasolini. Qui pouvait se payer le luxe de revenir sur revenir sur scène pour revivre le jour de son enterrement, assister à la messe des funérailles ? Une vera donna et une grande actrice- La Magnani- Ce dernier rôle, une dernière fois, n’est pas le plus triste : carrière, famille, Rome … tout y passe . Pas de chiqué sur scène comme à l’écran. L’écriture d’Armand Meffre restitue les propres paroles de Anna Magnani au cours de sa carrière et la scène fait une peinture de la Nanarella dans tous ses états : possessive, pathétique, drôle, généreuse.

Le mordant de la pièce :

Que faisiez vous en l’an 1973 le 26 septembre précisément ? Anna Magnani jouait son dernier rôle. Les deux comédiennes veulent à leur tour lui rendre hommage, elles sont justes, elles parlent avec ses mots, ses gestes… Bref elles émeuvent la salle entière avec leur interprétation volcanique. Elles ouvrent grand la porte de sa vie et le public n’a qu’à s’y laisser bercer.

En conclusion :
Belle interprétation sans fausse note.

Valérie Morlet.

 

Jeudi 25 mars - 20h30 - Espace 2000

«Direction Critorium» - la Compagnie Ascaly

Le pitch :

Crier est interdit . Sauf au Critorium, où l’on peut se rendre à des heures précises. Trois femmes attendent l’autobus qui doit les conduire, mais l’autobus n’arrive pas, elles n’en peuvent plus de retenir leur cri. La pression monte et les langues se délient …

Le mordant de la pièce :

Mention spéciale à cette troupe qui nous arrive de Bretagne pour distraire le public savoyard. Ces trois femmes, dans cette rue déserte à attendre l’autobus qui ne vient pas, sont touchantes. Le plus étonnant dans ce spectacle c’est qu’on ne pensait pas pouvoir contenir autant de cris différents tant par le nombre de décibels que par leur particularité. Les règles imposées pour ces cris les rendent touchants, les interdictions multiples sont difficiles à esquiver mais l’union de ces femmes rend l’attente plus supportable. Un paysage de théâtre original qui amène une réflexion sur les interdictions.

En conclusion :

La pièce est bien jouée. Dommage que la cigarette ait fait son entrée sur scène car elle n’apporte rien d’autre que du désagrément.

Valérie Morlet.

 

Vendredi 26 mars - 20h30 - Espace 2000

«Potins d’enfer» - la Compagnie Caf’The

Le pitch :

Coralie, Christian et Gonzague, trois personnes que tout oppose, parviennent ensembles dans l’espace confiné d’un lieu clos. Coralie devine immédiatement qu’ils sont morts, et qu’elle va devoir composer avec ses compagnons d’infortune. Mais après tout, pourquoi une telle situation seraient-elle désespérée ? Clin d’œil au huis clos de Sartre, cette comédie caustique écrite par l’auteur des palmes de Monsieur Schutz est un inattendu message de tolérance et de sagesse.

Le mordant de la pièce :

Sur le papier, elle me semblait inintéressante cette pièce. Le capital sympathie, le sens de l’humour et la sincérité de la passion des comédiens est inestimable. Dès la première seconde on est dans l’histoire avec eux, l’entrée en matière est grandiose, on rit de la mort de façon inattendue, les comédiens énergiques, délirants et déjantés ne perdent pas une seconde de leur temps pour concrétiser leurs rêves alors que justement le temps ne compte plus. « Potins d’enfer » c’est incontestablement que du bonheur à partager entre amis.

En conclusion :

Comédie tout simplement diabolique et divine qui sera rejouée le 25 avril à Thorens, offrez vous ce moment de détente !

Valérie Morlet.

 

Samedi 27 mars - 20h30 - Espace 2000

«On purge bébé. Feu la mère de Madame» - la Compagnie Accro’Planches

Le pitch :

On purge bébé : Mr Follavoine, porcelainier de son état, rêve de décrocher le marché du siècle : fournir l’ensemble des soldats français en pots de chambre. Monsieur Chouilloux, digne fonctionnaire du ministère des Armées vient discuter de l’éventuel contrat. Madame Follavoine a, quant à elle, bien d’autres soucis : son fils est constipé et ne veut pas prendre sa purge ! Rien ne se passe comme prévu… la purgation finira bien par être avalée… mais par qui ? 7 comédiens, des costumes d’époque… un classique du répertoire pour 1 heure de rires !!!
Feu la mère de Madame : Rentrer chez soi trempé à 4 heures du matin, quand on est sorti au bal des « quat’Z’arts » sans sa femme, en faisant attention de ne faire aucun bruit pour ne pas la réveiller, n’est pas chose facile, surtout lorsqu’on a oublié ses clés !!! Un classique de Feydeau pour se régaler d’une scène de ménage, comme on aime en voir … chez les autres !!!

Le mordant de la pièce :

Une soirée qui fait rire, tout cela est formidablement bien fait. Les acteurs ont une présence, un talent comique incontestable et un sens de l’improvisation lors d’évènements impromptus extraordinaire.
Le plus étonnant étant probablement le fait d’avoir su passer d’une pièce à l’autre avec le même bonheur et la même efficacité.

Valérie Morlet.

 

Dimanche 28 mars - 20h30 - Espace 2000

«Ed et Anna» - La compagnie Al Fonce

Le pitch :

Quand la poésie devient des mots…
Le soleil brille toujours dans cette ferme loin du monde, loin des bruits et loin de tout …
Ed et Anna sont condamnés à supporter cette canicule. Mais à quoi ressemble cette vie ? Comment échapper au quotidien ?
Ed et Anna épluchent et ramassent des patates. Mais pour qui sont ces patates ? Pour Sammy.
Mais aujourd’hui, Ed & Anna l’ont décidé, il faut en finir avec Sammy…

Le mordant de la pièce :
Toutes les bonnes choses ont une fin, le printemps des arts scéniques aussi, et quel bonheur de terminer avec cette pièce courte mais qui sait rompre avec la monotonie de la vie.

En conclusion :
La fin a le mérite d’être très originale.

Valérie Morlet.

 
Dernière mise à jour le : 31 mars 2010